En 2025, la formation professionnelle reste un levier essentiel pour développer ses compétences, booster son employabilité ou accompagner la transformation des entreprises. Mais une question revient toujours : comment financer sa formation ?
Bonne nouvelle : en France, plusieurs dispositifs existent pour réduire voire annuler le coût d’une formation, que vous soyez salarié, demandeur d’emploi, indépendant ou chef d’entreprise.
Dans cet article, nous faisons le point sur toutes les solutions de financement disponibles en 2025.
1. Le CPF (Compte Personnel de Formation) : la référence incontournable
Le Compte Personnel de Formation (CPF) reste en 2025 le dispositif le plus utilisé. Chaque actif cumule des droits en euros (jusqu’à 500 € par an, plafonnés à 5 000 €, voire 800 €/an et 8 000 € pour les moins qualifiés).
Bon à savoir en 2025
- Depuis 2023, une participation financière minimale est demandée (co-financement obligatoire sauf cas d’abondement).
- Le CPF peut financer des formations certifiantes, des bilans de compétences, du permis de conduire, ou encore des formations en langues et bureautique.
- Certaines branches professionnelles ou employeurs complètent le CPF par des abondements supplémentaires.
👉 Idéal pour les salariés et demandeurs d’emploi qui veulent se former à titre individuel.
2. Le Plan de Développement des Compétences (PDC) : pour les salariés
Les entreprises doivent former leurs salariés pour maintenir leur employabilité. Elles peuvent financer ces actions via le Plan de Développement des Compétences (PDC).
- Il s’agit de formations obligatoires (sécurité, adaptation au poste) ou non obligatoires (montée en compétences).
- Les frais pédagogiques, déplacements et salaires peuvent être pris en charge.
- Certaines OPCO (opérateurs de compétences) accompagnent financièrement les PME.
👉 Le PDC est une solution idéale pour les entreprises qui veulent structurer leur stratégie de formation.
3. Le financement via les OPCO : un soutien précieux pour les PME
Les OPCO (Opérateurs de Compétences) collectent et redistribuent les fonds dédiés à la formation professionnelle. En 2025, ils financent :
- tout ou partie des coûts pédagogiques,
- la rémunération des stagiaires,
- les frais annexes (transport, hébergement).
Chaque entreprise dépend d’un OPCO en fonction de sa branche professionnelle.
👉 Un dispositif à ne pas négliger pour les PME, souvent peu informées des aides disponibles.
4. France Travail (ex-Pôle Emploi) : aides pour les demandeurs d’emploi
En 2025, France Travail continue de soutenir les demandeurs d’emploi via différents financements :
- AIF (Aide Individuelle à la Formation) : financement total ou partiel d’une formation non couverte par le CPF.
- POEI et POEC (Préparations Opérationnelles à l’Emploi) : financement de formations en lien direct avec une embauche.
- Régions : certaines proposent des chèques formation ou des dispositifs spécifiques selon les métiers en tension.
👉 Ces aides visent à faciliter le retour à l’emploi en adaptant les compétences aux besoins du marché.
5. Le financement pour les indépendants et micro-entrepreneurs
Les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs et professions libérales ont aussi droit à des financements via leur fonds de formation professionnelle (selon leur activité) :
- FIF PL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professions Libérales),
- AGEFICE (pour les dirigeants non-salariés du commerce, industrie, services),
- FAFCEA (artisans).
👉 Chaque fonds définit un plafond annuel de prise en charge (souvent entre 900 € et 2 000 € par an).
6. Le CPF de transition professionnelle : pour changer de métier
Le CPF de transition professionnelle permet de financer une reconversion. Il prend en charge :
- les frais pédagogiques de la formation,
- le maintien partiel ou total du salaire,
- certains frais annexes.
Il est géré par les Transitions Pro régionales.
👉 Une solution clé pour les salariés souhaitant changer de métier en 2025.
7. Les autres dispositifs complémentaires
- Pro-A (reconversion ou promotion par alternance) : permet aux salariés peu qualifiés d’évoluer par l’alternance.
- Aides régionales et locales : certaines collectivités financent des formations liées aux secteurs prioritaires (numérique, transition écologique, santé…).
- FNE-Formation : toujours mobilisable en 2025, il accompagne les entreprises confrontées à des mutations économiques.
- Aides sectorielles : certaines branches financent des formations stratégiques (hôtellerie, BTP, transport…).
8. Financer sa formation : quelle stratégie adopter en 2025 ?
Pour maximiser ses chances d’obtenir un financement, il est recommandé de :
- Identifier ses besoins réels : montée en compétences, reconversion, adaptation au poste.
- Mobiliser d’abord son CPF, puis demander un abondement à son employeur ou à l’OPCO.
- Se renseigner auprès de son OPCO ou France Travail pour des dispositifs complémentaires.
- Comparer plusieurs solutions : certaines formations peuvent être financées par plusieurs dispositifs en parallèle.
Conclusion
En 2025, financer sa formation est toujours possible grâce à une palette d’aides et de dispositifs adaptés à chaque profil : salariés, indépendants, demandeurs d’emploi ou entreprises.
👉 Le secret réside dans une bonne connaissance des dispositifs et dans la capacité à combiner les financements pour réduire le reste à charge.
Ainsi, investir dans la formation professionnelle reste une stratégie gagnante pour développer ses compétences, sécuriser son parcours et renforcer la compétitivité des entreprises.
